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Bienvenue sur le site internet du Restaurant Isadora

Ouvert du mardi au vendredi, midi et soir et le samedi soir
(fermeture : samedi midi, dimanche et lundi)
Service de 12h à 14h et de 19h30 à22h
façade du restaurant Isadora


D
epuis 30 ans, le restaurant ISADORA vous accueille dans un lieu exceptionnel. Cette ancienne cave à charbon du 18ème siècle, complètement rénovée en 2007 vous fera vivre un moment inoubliable. Alliant modernité et tradition, authenticité et innovation.

Si vous désirez nous rendre visite, ou nous poser une question précise, n'hésitez pas à vous rendre dans la rubrique "Contact".

Parking offert :
Le soir, le parking vous sera gracieusement offert sur présentation du ticket pour un montant de 3€
(parking Arc de triomphe et parking préfecture)

Histoire d'Isadora

Née à San Francisco en 1877, Isadora Duncan malgré sa vie brève et tragique a marqué à jamais l'histoire de la danse.

Son style très particulier se composait d'improvisations spontanées qu'Isadora souhaitait à la ressemblance des déesses souples et raffinées représentées sur les vases grecs. Au rythme de l'Iphigénie de Gluck ou de la chanson du printemps de Mendelssohn, pieds nus et tunique claire, Isadora ondulait parmi les voiles comme charriée par la vague où jadis éclos Aphrodite.

Ses idées d'avant-garde en matière de chorégraphie, la nécessaire liberté du corps qu'elle prônait, rompant ainsi avec les traditions stéréotypées de l'académie, lui valurent une réputation de scandale mais la situèrent d'emblée en fondatrice de l'école moderne.

Non moins, sa vie turbulente et passionnée accapara les colonnes des chroniqueurs dans toute l'Europe, Londres, Paris, Berlin, Vienne, Budapest, Moscou, nulle capitale ne fût marquée par sa personnalité hors du commun, son caractère entier, sa beauté et son charisme.

Aux représentations et réceptions grandioses qu'elle offrait, succédaient des déclarations fracassantes, des aventures galantes, des caprices et des excentricités. De ses disputes et de ses réconciliations avec Gordon Craig, son alter ego, des rumeurs sur sa liaison avec l'archiduc Ferdinand, de la bienveillance de son protecteur, Paris Singer, son "Lhergrin", de ses amours de feu et de sang avec Sergueï Essenine, aucun détail n'échappa aux rubriques mondaines d'une presse peu scrupuleuse.

Pourtant, il est une face moins voyante d'Isadora Duncan. Qui peut décrire le soin constant et méticuleux avec lequel elle s'occupa de son école de danse et de vie, de ses "Isadorables" ? Qui peut se souvient de sa propre enfance misérable et de sa lutte pour imposer son style ? Qui a connu la douleur de la mère perdant d'un même coup du sort ses deux enfants ? Qui peut dire son travail, sa recherche, obstinée de la perfection hellénique, ses angoisses et ses tourments ? Ses plus grandes peines et ses plus grands espoirs n'eurent pas lieu sous le feu des projecteurs mais dans le coeur trop grand d'une femme finalement seule que ses qualités exceptionnelles empêchaient d'être comme tout le monde.

Sa mort brutale, le 14 septembre 1927, aux côtés d'Ettore Bugatti, son écharpe prise autour de l'essieu de la "37", la rappela pour son malheur une dernière fois à la Une des journaux.

Mais la plus dévouée servante de Terpsiohore restera pour nous et pour les chorégraphes qui lui succèdèrent à l'image de cette silhouette drapée de soie : le symbole même de l'esprit nouveau, la voie ouverte à la liberté, comme son nom le signifie en grec : "le cadeau des Dieux".

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